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LES
DOSSIERS TECHNIQUES
La
Gestion différenciée Ou
Mettre
en exergue les potentialités environnementales d’un site
MÉTHODE ET TECHNIQUE : vue sur
gestiondifferenciee.org
Les implications méthodologiques de la gestion différenciée :
Les plans de gestion
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OBJET
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TACHES PRIORITAIRES
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Constituer un groupe de base solide et organisé
Se donner une information de base sur la commune et sa biodiversité : diagnostic
quantitatif et qualitatif
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Constituer des groupes de base en accord avec la commune et leur donner des
règles de fonctionnement (animation, budget, règlement, local,…)
Faire un premier bilan de l’état socio-économique de la commune (population,
activités, territoire) et de son état écologique (zones naturelles, problèmes ou avantages particuliers)
Faire un inventaire des acteurs locaux qui peuvent être concernés (associations,
fonctionnaires, entreprises, …)
Faire une première sensibilisation générale de la population (brochure,
conférence de presse, exposition, …)
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Elargir le groupe de base au plus grand nombre d’acteurs intéressés
Définir des priorités générales
Constituer des groupes de travail par thèmes ou objets d’action
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Organiser une série de réunion d’informations mutuelle entre ces personnes et ces
groupes
Identifier progressivement les problèmes, les intérêts respectifs des groupes,
les priorités possibles
Confronter avec les résultats de l’étude scientifique
Constituer des groupes de travail et assurer un suivi de la sensibilisation de la
population
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Définir des objectifs (court, moyen et long terme)
Identifier des projets concrets et des partenaires pour les conduire
Identifier des moyens de réalisation
Assurer la cohérence entre les objectifs et les groupes de travail
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Discuter des idées de projet (brainstorming)
Identifier les partenaires concernés ou à concerner
Identifier des moyens de réalisation
Assurer une bonne communication entre groupe de travail (comptes rendus, réunions
communes, …)
Définir des actions spécifiques d’information et de sensibilisation
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Élaborer un projet de contrat/plan
Soumettre ce contrat/plan à une consultation publique
Engagement des partenaires sur le contrat
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Rechercher un consensus sur les projets
Informer la population et l’associer en lui demandant ses avis et ses réactions
Rédiger la version définitive du contrat
Organiser une délibération du Conseil Communal
Organiser une cérémonie publique de signature du contrat par tous les partenaires
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extrait de " Aide-mémoire pour réussir son Plan Communal de Développement de la
Nature ", réalisé à l’initiative de la Fondation Roi Baudoin avec l’aide du Ministère de la Région Wallone et de la Loterie Nationale "
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Les implications méthodologiques de la gestion différenciée :
Les cahiers des charges pour la réalisation de plan de gestion
Nous vous proposons ci-dessous un cahier des charges modèle pour un plan de gestion différenciée reposant sur 3
phases :
- le diagnostic : quelle surface d'espaces verts a t'on à gérer et quelle typologie (constitution d'un
cadastre vert) ? Les contraintes climatiques, édaphiques, socio-économiques (fréquentation du site) et autres ? Quels sont les moyens disponibles en homme et en
matériel ?
- la définition des objectifs : quels objectifs au regard du diagnostic. Des objectifs d'accueil du public, des objectifs de préservation de la
biodiversité, des objectifs de réduction des intrants chimiques en espaces verts, des objectifs d'économie d'eau, d'implication des habitants dans des
politiques de terres en partage...
- la définition des opérations à mener : opérations d'aménagement, opérations de gestion, opérations administratives et juridiques (classement au POS,
sous-traitance et suivi du travail réalisé... Proposition d'un calendrier d'intervention, d'une politique de communication auprès des habitants et de certains
élus, d'un plan de formation pour le personnel...
Il faut tout d'abord préciser le contexte particulier.
Rédaction du cahier des charges
Objet de l’étude :
Elaboration d’un plan de gestion différenciée pour la commune x, avec une mise en
cohérence à l’échelle intercommunale…
Les finalités sont de mettre en œuvre des modes d’aménagement et d’entretien des espaces verts et naturels plus respectueux de l’environnement en tenant compte
de leurs usages et de leur potentialités écologiques et d’initier une nouvelle gestion des espaces respectant les principes du développement durable. L’un des
volet d’un Agenda 21 est la constitution d’un plan de gestion écologiquement responsable des espaces verts de la commune.
Les objectifs seront :
• définir des modes d’aménagement et d’entretien permettant de diversifier les
espaces selon leurs vocations,
• enclencher la mutation des savoir-faire chez les services des villes et les entreprises sous-traitantes
• offrir de l’espace vivant aux habitants, en le sensibilisant sur cette notion
• définir et hiérarchiser l’ensemble des actions à mener
Etablir le phasage, contenus et rendus
La démarche peut s’établir en quatre phases, chacune faisant l’objet d’un rendu et d’un suivi :
1. Diagnostic quantitatif (recensement des espaces, totaux des différents
types de surfaces ouvertes ou boisées, des arbres, ….). Diagnostic qualitatif des espaces verts et de leur mode de gestion actuel., (plan de l’espace, fiche
signalétique répertoriant faune/flore, mode/moyens de gestion, analyse critique, fréquentation/intérêt socio-économique du lieu, interrelations avec des
activités ou des espaces proches.) Ce diagnostic mettra en valeur les atouts et les carences du maillage vert par une cartographie à l’échelle choisie
(communale, communauté urbaine, intercommunale…). Il s’inscrit dans la prospective urbaine en décrivant les possibilités de maillage à effectuer.
2. Définition des objectifs et des orientations d’aménagement et de gestion.
Le document d’orientation produit s’appuie sur le diagnostic et sur le dialogue. Le dialogue avec les usagers et acteurs concernés permet de reconnaître une
vocation au site. Cette vocation définit la gestion idéale, provisoirement révisée à la hauteur des moyens disponibles, le temps de se donner les moyens
adéquats.
3. Définition des 4 opérations à mener
Rendu : Cartographie des zones d’entretien, cahier technique des différents types d’entretien et résultats escomptés, calendrier des opérations à 5 ans,
préconisations d’acquisition ou de location de matériel adapté (descriptif technique, coût d’investissement, coût de fonctionnement).
4. Définition des 5 actions nécessaires à la mise en place de la G.D.
Besoins du personnel en matière de formation, encadrement de la démarche auprès des autres opérateurs (cahier
des charges d’entretien différencié), mise en place de la stratégie de communication, élaboration du budget prévisionnel d’investissements matériels,
élaboration du budget prévisionnel de fonctionnement.
Suivi de l’étude
Ce type de démarche gagne à s’appuyer sur un comité de pilotage (représentants des villes, partenaires techniques et financiers, associations) qui viendrait
préparer et valider la démarche et éventuellement chacune de ses phases. Le nombre d’étapes du rendu du plan de gestion est à définir. Il est animé par l’équipe
d’étude qui suscite le débat en utilisant tous les supports de communication utiles. Les modifications à apporter au document suite à ces débats sont actées.
L’équipe d’étude fournira un nombre définis d’exemplaires papiers, informatiques et maquettes.
Délai
Les bureaux d’études consultés proposeront un délai d’étude et détailleront leurs interventions dans le temps.
Eléments disponibles
à compléter par le maître d’ouvrage.
Procéder à la consultation
Les compétences requises
L’étude sera réalisée par un cabinet ou une équipe pluridisciplinaire disposant de compétences en écologie, horticulture, paysage et communication.
Eléments à produire par les candidats
Lors de la consultation, les équipes candidates devront remettre :
- Le descriptif des compétences mises en œuvre (nom et qualité du chef de projet et des autres membres, références, c.v….)
- Une note présentant la proposition globale de l’équipe, sa méthode de travail explicitée, ses éventuelles réactions à la lecture du cahier des charges
(proposition de variantes ou approche différente etc…)
Cette note précisera également la nature des documents produits aux différentes phases de l’étude.
- Une offre de prix, indiquant le coût par phase, incluant et explicitant les
éventuelles variantes ou changements proposés.
LE ROLE DU DIAGNOSTIC DE L’EXPERTISE ECOLOGIQUE
Elle donne les enjeux territoriaux de la gestion différenciée.
Elle hiérarchise les sites, les uns par rapport aux autres, en lien avec leur valeur patrimoniale existante ou potentielle.
L'exemple d'Halluin et de Roncq par biotopes.
Du secteur le moins intéressant au secteur le plus intéressant
La notation est de :
* 0 pour —
* 1 pour l
* 2 pour +
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La patrimonialité et les potentialités sont affectées d’un coefficient 3
Les secteurs ayant obtenu des notes > 12 sont nommés par la suite " secteurs les plus intéressants "
EV1 SA : Espace Vert n° 1 Secteur A
EV2 SA : Espace Vert n° 2 Secteur A
EV3 SA : Espace Vert n° 3 Secteur A
Typologie de sectorisation écologique
La qualité d’un secteur est évaluée en fonction des différents critères suivants :
1. La naturalité est un critère qui définit le niveau de non artificialisation. La naturalité dépend en grande partie des gestions actuelles et passées
du secteur.
2. La diversité spécifique évalue la richesse du secteur en terme de nombre d’espèces présentes, et ce relativement aux types de milieux relevés sur le
secteur.
3. La patrimonialité dépend de la présence ou non d’habitats et d’espèces remarquables par leur rareté ou leur statut de protection.
4. Le niveau de représentativité est un critère d’évaluation de la fréquence sur l’aire d’étude des milieux présents sur le secteur. Certains milieux
sont maintenant rares sur le nord de l’agglomération lilloise, comme par exemple les espaces naturels forestiers, ce qui ajoute à leur valeur s’ils sont
présents sur un secteur.
5. La connectivité évalue la proximité du secteur par rapport aux autres du même type, et son intégration à l’environnement proche. si le secteur se
trouve être un maillon d’un corridor biologique, celui-ci a une plus forte valeur écologique.
6. La taille du secteur est un élément important pour sa hiérarchisation, car les petits secteurs son peu fonctionnels du point de vue écologique.
7. Le niveau de perturbation évalue l’impact de la fréquentation du public et de la gestion actuelle sur les espèces présentes.
8. Enfin, un secteur peut être fortement dégradé mais présenter un potentiel de renaturation important. Ce dernier critère évalue la force de réponse du secteur
à une gestion plus écologique. Même fortement perturbé, un secteur peut avoir de fortes potentialités de renaturation.
Extrait du plan de gestion différenciée sur cinq sites pilotes d’Halluin et Roncq / Tome 1 : Diagnostic p. 20 & 32.
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Les implications méthodologiques de la gestion différenciée :
Cahier des charges pour les marchés publics
Aides à la rédaction
Possibilités d’ores et déjà offertes par le FASCICULE 35 (CCTP Aménagements paysagers, Aires de Sports et de loisirs de plein air)
En ce qui concerne tout marché de végétalisation, les pièces constitutives du marché comprennent à côté d’autres documents, une étude préalable des sols,
qui doit être fournie par le maître d’ouvrage, ce qui permettra au maître d’œuvre de concevoir au mieux son ouvrage et à l’entrepreneur de choisir ses méthodes
et ses moyens d’éxecution. Il ne paraît pas que ce critère soit toujours bien respecté.
Article 6 : Provenance, Qualité, contrôle et prise en charge des matériaux et produits
6.3 –Caractéristiques, qualités, vérifications, essais et épreuves des matériaux et produits
alinéa 25 modifié
6.3.1 – Le CCTP désigne les matériaux et produits fournis par l’entrepreneur qui feront l’objet de vérification ou de surveillance de fabrication en […]
pépinières […].
L’entrepreneur doit présenter au visa du Maître d’œuvre […] un ou des plans d’assurance qualité des matéraux et produits dont il assure la fourniture. Ce ou ces
plans d’assurance qualité des matériaux, produits, végétaux, semences deviennent partie intégrante du PAQ (Plan d'Assurance Qualité) général de l’Entrepreneur
après mise au point éventuelle à la demande du maître d'œuvre.
…
6.3.2 –
[…] les opérations de contrôle extérieur du maître d’œuvre sont assurer […] dans les pépinières, […] sur le chantier par …
Note de la Mission Gestion différenciée : en ce qui concernent les mélanges de semences, il est donc très possible d’exiger un échantillon fidèle
des mélanges semés, avec une composition respectant les exigences préalable du maître d’ouvrage en termes de régionalisme des plantes, et de vérifier in situ le
résultat en saison de végétation qui se doit d’être fidèle à l’échantillon.
Les préalables pour une implantation optimum sont tous sensés avoir été précisé dans le cahier des charges, que ce soit : la nature des sols, afin qu’un mélange
adéquat soit proposé, les périodes optimums d’implantation, le travail du sol….
Si le mélange observé en saison de végétation (attention, prévoir 2 ans pour une juste observation de la totalité du potentiel végétal implanté, afin que les
vivaces et les bisannuelles s’expriment) n’est pas le bon, c’est la reprise de garantie qu’il faut faire jouer.
Art.8
Préparation, coordination et exécution des travaux
8.1. – Période de préparation, Programme d’exécution des travaux
Relevons bien qu’il est d’ores et déjà spécifié que dans le cadre de l’établissement et de la présentation au visa du maître d’œuvre du Plan d’Assurance
Qualité, qu’il est possible de fixer une période de préparation, comprise dans le délai d’execution. Cette option devrait mentionner des planches d’essai sur
les semences, comme cela est prevu dans le cadre du patrimoine arbore. En effet, dans le cadre du PAQ, pour les tailles et élagage des végétaux (mécanique
ou non) La realisation de temoin doit etre un prealable a la realisation des travaux.
De plus, pour une garantie maximale, des planches d’essai peuvent être réalisées sur le chantier.
En s’appuyant sur un état des lieux précis, un cahier d’objectifs peut être réalisé
Distinguer des lots d’entretien des espaces verts, afin de cibler au mieux les compétences des entreprises, lots traditionnels avec quelques modifications
intégrant la préservation de la ressource en eau par exemple des " éco "lots pour des espaces verts conçus et gérés commes des écosystèmes
En ce qui concerne la gestion du patrimoine arboré en taille douce
S’assurer que l’entreprise de taille et d’abattage possède la qualification nécessaire. Depuis 98, les titres
concernant cette qualification sont les titres P 140 et P 141. Leur obtention dépend de la présence dans l’entreprise d’au moins un salarié compétent. Cette
compétence d’arboriste-grimpeur s’acquiert par le biais de formation longue, ou courte en direction des salariés des entreprises (se référer au chapitre " des
compétences spécifiques ").
Demander un échantillon du savoir-faire de l’entreprise avant de passer le contrat. Par exemple, dans le cas d’un alignement nécessitant des tailles de
nettoyage et d’éclaircissage, demander à l’entreprise de réaliser un arbre-test, et accorder ou non le chantier aux vues des résultats.
Un exemple de cahier des charges
Objectif
Valoriser la place de l’arbre (et des arbustes) dans la ville. Les enjeux passent donc par une gestion durable du parc arboré, ce qui revient en premier
lieu à prendre en compte la biologie de l’arbre dans les méthodes de gestion. Cette approche privilégie par voie de conséquence l’introduction de liaisons
organiques de haute qualité environnementale dans le tissus urbain.
Etude du parc arboré
Diagnostic
cartographie précise des différentes structures arborées, état sanitaire et valeur patrimoniale des sujets. L’étude pourra concerner uniquement les arbres de
circonférence supérieure à 60 cm prise à un mètre du sol. Des investigations complémentaires à l’examen visuel sont envisageables et permettent un diagnostic
approfondi (intervention d’un grimpeur, utilisation d’une nacelle, sondage au marteau à ondes sonores, au résistographe, au vitalomètre et au fractomètre).
Analyse
Enjeux et contraintes présentés par ce parc arboré, détermination des problèmes d’ordre mécanique et physiologique, détermination des interventions
prioritaires, la sécurité primant sur le caractère patrimonial en général, sauf devant des arbres particulièrement remarquables.
Plan de gestion du patrimoine arborescent
Description des interventions à bannir pour cause de non respect de l’arbre. Rappel des éléments constitutifs de l’intégrité de l’arbre.
Planning et spatialisation des interventions proposées sur plusieurs années (selon l’importance du patrimoine). Ces interventions comprennent le démontage et la
mise en sécurité des sujets évalués dangereux, le renouvellement du parc dans le sens d’une amélioration de ses qualités écologique et paysagère.
Mise en œuvre d’une gestion sensible et participative
Œuvrer sur la base de cahier des charges parfaitement définis et compris. (prévoir de la formation). Travailler à l’élaboration de contrats d’objectifs au
niveau intercommunal afin de mieux cadrer la maîtrise d’œuvre.
Sensibiliser les habitants à leur patrimoine en les informant sur les raisons de sécurité ou de renouvellement qui conduisent à abattre des arbres.
Associer les habitants à une campagne de repérage et de mise en valeur des arbres remarquables en jouant sur les domaines publics et privés.
Utiliser l’arbre pour proposer des évènementiels grand public à haute valeur symbolique comme l’a fait la ville de Lille avec la fête de l’arbre couplé au
championnat des grimpeurs-arboristes en 2002.
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La
démarche de Grande-Synthe "Composer avec la nature ! "
Un environnement industriel
Grande-Synthe (25 000 hab.), située à l’ouest de Dunkerque, s’est développée dans les années soixante grâce à l’implantation de la sidérurgie au nord de son
territoire. Aujourd’hui ville verte et fleurie, Grand Prix National de fleurissement depuis 1991, Grande-Synthe représentera la France au Concours européen de
l’Entente Florale en juillet 2000.
Aux côtés de villes telles que Genève, Rennes, Nantes, Grande-Synthe fait également figure de pionnière, pour la mise en place de la gestion différenciée dans
sa région.
La gestion différenciée dans les faits
L’objectif est de pratiquer dans toutes les démarches de création et d’entretien le réflexe d’une gestion plus respectueuse de l’équilibre de la nature, et
d’augmenter les richesses et les potentiels naturels de la commune.
Cela consiste en :
- la diversification, plantation comprise, des végétaux régionaux dans un même habitat (boisement, prairies...). Un partenariat
avec le Conservatoire Botanique National de Bailleul a permis de réintroduire des écotypes sauvages.
- la limitation, voire l’arrêt des produits de traitements phytosanitaires non-respectueux de l’environnement (depuis 92, plus aucun insecticides ni
fongicides),
- l'utilisation de paillage (recyclage des produits de taille en copeaux), la plantation de plantes couvre-sol, le désherbage thermique ...
- la prise en compte des potentiels écologiques existants : buttes sableuses, bras mort (photo ci-dessous)...,
es, de saules tétards, de plantes grimpantes sur support grillagé. La réintroduction des canaux en pleine ville dans les années
80 contribue largement aujourd’hui à l’existence de corridors verts et bleus. Les actions dans les écoles (diversification des haies, arboretum...) prennent la
suite...
La Gestion Différenciée des espaces verts municipaux représente la contribution du service espaces verts d’une commune au Développement Durable. De plus, la
population échange facilement avec les jardiniers qui doivent pouvoir expliquer leurs méthodes. A Grande-Synthe, un dispositif de communication varié vient
compléter la diffusion quotidienne de ces messages (C.P.I.E., évènements, exposition...).
Cheminement
- 1990 : création d’un verger conduit en lutte raisonnée où aucun traitement phytosanitaire n'est appliqué (photo ci-contre).
- 1993 : Grande-Synthe est pionnière dans la mise en place de la Gestion Différenciée.
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- 1994 : déplacement d’élus et techniciens au Colloque de Strasbourg |
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1991 : 15 espèces d’oiseaux nicheurs dans les boisements du PUYTHOUCK
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- 1995 : “ Viser la maturité forestière ” : mise en place d’un plan de gestion des espaces boisés. La coupe sélective est pratiquée dans les peupleraies afin de
favoriser la régénération naturelle d’essences plus nobles (érables, aulnes, frênes...). L’intérieur du boisement n’est plus débroussaillé afin de permettre la
venue d’un sous-bois arbustif. Le bois mort non-dangereux pour le public est laissé sur pied.
- 1996 : remplacement de la tonte par une fauche tardive annuelle, sur 1/3 de la surface des buttes du Puythouck.
1997 : 45 espèces d’oiseaux nicheurs
- 1997 : la mise en place de parcelles d’expérimentation (du gazon à la prairie) et de parcelles test en ville permet de
familiariser les agents et le public à l’entretien différencié. Une diversification optimum des zones humides est souhaitée. Les berges ne sont plus tondues et
offrent désormais au vent leurs joncs, leurs roseaux et la floraison de leurs iris. Les saules sont taillés en têtards et les plançons replantés. Des
inventaires floristiques sur des milieux différents confirment la richesse du patrimoine végétal de la commune. Premiers regards sur l’entomologie.
Ces zones vont permettre d’initier le grand public à la Gestion Différenciée.
- 1998 : déplacements d’élus, de techniciens et d’habitants au Parc Citroën à Paris. Le but est de favoriser la réflexion sur l’ensemble des aménagements, et
sur le jardin en mouvement.
- 1998 : 51 espèces d’oiseaux dont 18 localisées uniquement à Grande-Synthe pour la région Dunkerquoise.
- 1998 : Inventaire ornithologique dans les boisements de la ville.
- 2000 : Classification des espaces verts de la ville en catégories d’entretien.
Les services techniques voient l'élargissement de leur champ de compétences afin d’agir en toute transversalité et d’anticiper sur les projets de développement
urbain. Les jardiniers apprennent le geste juste, des métiers nouveaux émergent...
La réussite de cette méthode de gestion repose sur un engagement des élus locaux, des techniciens, et sur l’information du public qui, lorsqu'elle est bien
faite, remporte l’adhésion.
Pour en savoir plus : téléchargez le document "compte rendu de la
1ère journée de rencontre et d'échanges"
Source : Chantier Nature et Nord-Nature Chico Mendès - Lille
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